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Dans un contexte marqué par le chômage endémique des jeunes, la République centrafricaine entrevoit une lueur d’espoir. Deux vastes projets agro-industriels portés par le groupe indien Mahasakthi, en partenariat avec Afriland First Holding (AFH), viennent d’être lancés avec l’ambition affirmée de transformer l'économie rurale et de générer des dizaines de milliers d'emplois pour la jeunesse centrafricaine.
Un premier projet autour du manioc, sur une superficie de 10 000 hectares, devrait mobiliser directement 30 000 jeunes ; 5 000 recrutés par Mahasakthi et 25 000 parmi les petits planteurs locaux associés. En plus de renforcer la sécurité alimentaire, cette initiative créera également 200 emplois supplémentaires dans une centrale électrique alimentée par la biomasse issue du manioc.
Le second projet, centré sur la culture de la canne à sucre sur 20 000 hectares, aura un impact encore plus considérable. Ce programme prévoit la création de plus de 60 000 emplois : 10 000 sous la responsabilité directe de Mahasakthi, 50 000 pour les petits planteurs partenaires, sans oublier 1 500 postes dans l’usine de production de sucre et d’éthanol, et 500 dans la centrale électrique associée.
Le président centrafricain, et les responsables de Mahasakthi et d’Afriland First Holding
Un levier pour lutter contre le chômage et stimuler l'entrepreneuriat rural
Ces deux projets ne se limitent pas à la création d'emplois agricoles. Ils intègrent également la mise en place d'une microbanque dédiée, destinée à accompagner financièrement les jeunes planteurs et les agriculteurs locaux. Ce dispositif vise à favoriser l’autonomisation économique des jeunes en milieu rural, leur permettant d'accéder à des crédits pour investir, étendre leurs exploitations ou diversifier leurs activités.
À travers ces initiatives, la République centrafricaine espère enrayer l’exode rural des jeunes et redynamiser les campagnes, tout en impulsant une croissance économique durable et inclusive.
Un signal fort pour la jeunesse centrafricaine
La promesse est claire : avec ces investissements estimés à plus d’1,2 milliard de dollars, la jeunesse centrafricaine pourrait devenir un acteur central de la transformation agricole du pays. Une opportunité historique, à condition que les promesses soient tenues et que les mécanismes de formation, d’encadrement et d’accompagnement soient efficacement mis en œuvre. Dans un pays où l'âge médian est inférieur à 20 ans, faire de l’agriculture moderne une source massive d'emplois pour les jeunes pourrait bien être la clé d’un nouvel avenir.

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